Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 09:38
L’Egypte, c’est d’abord le pays des pyramides, telle que celle de Guizeh. Elles nous révèlent l’organisation parfaite d’un royaume soumis à un pharaon riche et puissant qui pouvait faire travailler sous ses ordres des centaines de milliers d’ouvriers et d’esclaves, qui était considéré comme un dieu vivant. Les pyramides lui servaient de véritable escalier lui permettant après sa mort de quitter la terre et de rejoindre le ciel. Elles devaient aussi protéger son corps sacré de toute détérioration qui l’aurait empêchée de rejoindre le royaume des morts.
De même, les effigies, différentes sculptures du roi, devaient lui permettre d’accéder à l’éternité. Ainsi on utilise le granit, dur et impérissable. Le sculpteur est appelé « Celui-qui-garde-vivant ». Ces sculptures comme les peintures murales ne sont pas destinées à être vues sauf par l’âme du mort. Elles demeurent pour l’éternité dans la chambre mortuaire.
Au départ, on sacrifiait les serviteurs et toute la garde rapprochée du roi afin que ceux-ci l’accompagnent dans le royaume des morts, on préférera par la suite peindre sur les murs ces personnes ou en faire des sculptures avec le même résultat : ils assistaient le pharaon dans l’autre monde.
Chaque chose était représentée sous son angle le plus caractéristique, afin qu’il soit vu de la meilleure manière possible : de profil pour les têtes de personnes, leur bras, leur jambe mais de face pour leur œil ou pour leur buste. Les deux pieds sont dessinés de l’intérieur.
Il y a un grand souci de la géométrie, notamment des proportions. Il s’agit de tout représenter afin que rien ne manque ou ne soit détérioré dans l’au-delà. Il y a donc une volonté de représenter de manière réaliste.
Se développe alors en Egypte un style qui respecte des règles strictes : représentation des dieux, proximité avec la réalité, peu de place à l’imagination… C’est ainsi que l’art égyptien a peu changé durant 3000 ans, respectant toujours les mêmes règles. Seule exception : Akhenaton, le père de Toutankhamon, vers-1350. 

Les temples
Contrairement à nos lieux de cultes modernes, ils ne sont pas autorisés au publics, ils sont la résidence des dieux.
Le plan du premier temple bâti en pierre est censé avoir été donné aux hommes par les dieux. Il est l'image des cieux projetée sur terre.
 
 
plan-du-temple-egyptien-d-edfou.jpg
 
Edfou est essentiellement connue pour le temple d'Edfou, consacré à Horus ; un des mieux préservés d'Égypte, qui a été construit entre -237 à -57.
 
temple-d-horus
 
Les colonnes égyptiennes s'inspirent des formes végétales : lotus, papyrus, parfois palmiers.
 
COLONNES-5-EXEMPLES-TEMPLES-EGYPTIENS.jpg
 
Le chapiteau peut être décoré, dans le cas de la colonne hathorique, par le visage de la déesse aux oreilles de vache.
   
450PX--1.JPG
Fragment d'un chapiteau décoré de la Déesse Hathor, calcaire, IIIe siècle av.JC. - Musée du Louvre
Les Temples sont en pierre dont la durée est « éternelle », comme les Dieux. Sans temples, pas de dieux. Sans dieux, survient le Chaos. Ainsi, le corps de Dieux est pierre, car il traverse les âges sans encombre, sa chair est d’or, car elle est lumière solaire.
Se rendre au Temple induit tout d’abord de traverser une longue allée de Sphinx protecteurs et sereins.
 
allee de sphinx temple de louxor
Allée des Sphinx, temple de Louxor.
   
Ce chemin à ciel ouvert est déjà le début du « pelerinage », premier pas vers les obélisques, immenses (souvent plus de 30 m de hauteur), visibles de très loin, dépassant largement les hauteurs du temple, soutenus en cela par les pylônes, symboles des montagnes de l’horizon entre lesquelles circule le soleil.
L-obelisque-de-Louxor--place-de-la-Concorde-a-Paris.jpg
    L'obélisque du temple d'Amon à Louxor, placée place de la Concorde à Paris. Granit rose. Cadeau du vice-roi d'Egypte Méhémet Ali à la France en 1831.
   

L'Egypte, c'est aussi ces très caractéristiques créatures imaginaires comme le sphinx  ou ces dieux à tête d'animaux.

 

La polychromie (utilisation de plusieurs couleurs)

 
Durant toute l'antiquité, peintres et sculpteurs sont associés car les statues sont peintes comme nous le montre le Scribe accroupi 
le-scribe-accroupi.jpg
 
Les fouilleurs ont retrouvé des palettes de bois avec une rainure pour poser le calame et des cavités pour des pastilles d'encre sèche, noir et rouge le plus souvent. Un mortier et un pilon servent à écraser les couleurs. Les Egyptiens utilisent des mélanges à base de gélatine d'os, de blanc d'oeuf, d'un liant comme la résine et de différents pigments. Les couleurs de la peau relèvent de conventions : brun-rouge pour les hommes, ocre pour les femmes. Les Nubiens sont noirs et les Asiatiques jaunâtres.
On remarque dans les peintures une convention concernant la taille des personnages, proportionnelle à l'ordre hiérarchique : d'abord les dieux, puis les rois et enfin leurs serviteurs. Les propriétaires défunts du tombeau sont toujours plus grands que les membres encore vivants de la famille.
  Dans l'Egypte antique, la perspective n'existe pas. L'éloignement n'est pas donné par la perspective mais par la place occupée dans le tableau représenté: en bas la scène la plus proche, au milieu le second plan, en haut l'arrière plan.
 

     

Repost 0
Published by leonarddevilleneuve - dans Histoire des Arts 6°
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de leonarddevilleneuve
  • Le blog de leonarddevilleneuve
  • : Blog d'Arts Plastiques crée pour mettre en valeur les travaux des élèves du collège Villeneuve de Fréjus.
  • Contact

Les Arts Plastiques

Les enseignements artistiques participent de l’éducation et de la formation des élèves.

Celui des arts plastiques, dont l’originalité est de prendre appui sur l’expérience sensible des élèves, permet à chacun d’eux, par le truchement d’une pratique exploratoire et réflexive, de développer son potentiel de créativité, de participer à son éducation visuelle, d’acquérir une culture lui permettant de comprendre les enjeux de la création artistique quels qu’en soient l’époque et le lieu.

Recherche